Enjeux Biodiversité
Le département de la Côte-d’Or est composé d’une mosaïque de paysages et de milieux naturels allant du plateau forestier du châtillonnais et de ses coteaux à la côte viticole, de la vallée de la Vingeanne ou du Val de Saône à l’Auxois aux marges du Morvan.
La géologie, le relief, le climat continental aux influences océaniques et les activités humaines sont autant de facteurs qui ont façonné le paysage Côte-d’Orien.
Aujourd’hui encore, l’activité humaine continue de dessiner ces paysages à travers les pratiques agricoles, forestières, l’extension de l’urbanisation, des voies de communication... réduisant souvent les habitats naturels et, par conséquent, la biodiversité ordinaire ou remarquable qu’ils abritent.
Quelques chiffres :
- 2 réserves naturelles
- 15 sites Natura 2000, représentant 200 000 ha et 23 % de la surface du département
- 6 arrêtés de protection de biotope représentant 580 ha
- 1 projet de parc national de forêt de feuillus de plaine des forêts de Champagne et Bourgogne
- 52 sites classés (16 800 ha) et 73 sites inscrits (10 370 ha)
L’extinction des espèces suscite une attention particulière car c’est l’un des principaux risques qui pèse sur la biodiversité.
Depuis l’origine de la vie, la Terre a connu plusieurs crises d’extinction dont la dernière, actuellement en cours, est liée à l’expansion de l’espèce humaine. Toutefois, avant d’arriver à la disparition complète d’une espèce, les populations s’érodent plus ou moins lentement.
Cette perte de la biodiversité résulte :
- d’une surexploitation des populations et des ressources naturelles,
- de pollutions diverses et généralisées,
- de la dégradation et de la destruction des milieux naturels (destruction d’habitats spécifiques à certaines espèces...),
- du changement climatique,
- de l’introduction d’espèces exotiques envahissantes, concurrentes ou prédatrices...
Afin d’enrayer ce phénomène d’érosion de la biodiversité, l’union européenne et la France ont décliné dans leurs législations plusieurs politiques de protection des milieux naturels et d’espèces à protéger sur leurs territoires : réserves naturelles, parcs nationaux, arrêtés préfectoraux de protection de biotope, réseau Natura 2000...
Ces outils sont des leviers d’action pour la protection et/ou la gestion des habitats naturels et des espèces rares ou qui ont régressé. Ils n’incluent que très rarement la biodiversité « ordinaire » ou « commune » qui concerne les milieux et espèces encore bien répandus ou associés aux lieux de vie des hommes.
Or cette nature ordinaire qui n’est a priori ni rare, ni vulnérable est tout autant menacée par les activités humaines (urbanisation, agriculture, pollutions...). La disparition de cette biodiversité commune qui domine proportionnellement les peuplements en termes d’abondance et de biomasse modifierait considérablement les structures des peuplements.
Ainsi, dans son programme stratégique, la MISEN se mobilisera notamment sur la préservation de cette nature ordinaire mais aussi sur les espaces protégés, les espaces et espèces remarquables ainsi que sur la gestion cynégétique du département.