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Risque élevé d’influenza aviaire en Côte-d’Or

 

Depuis la confirmation du premier cas positif dans l’avifaune sauvage au virus influenza aviaire hautement pathogène de sous-type H5N8 le 23 octobre 2020 aux Pays Bas, le nombre de cas dans la faune sauvage ne cesse de croitre en Europe. Les autorités compétentes ont déjà confirmé dans l’avifaune libre 15 cas aux Pays Bas et 13 cas en Allemagne. De plus, deux foyers d’IAHP en élevages ont été confirmés aux Pays Bas et au Royaume Uni (13 000 poules productrices d’œufs à couver). Tous les cas (en dehors du cas britannique) sont situés en bordure des mers du Nord et baltique, ce qui est cohérent avec un couloir de migration.

 

Au vu de cette situation fortement évolutive indiquant une dynamique d’infection aux virus IAHP liée à la faune sauvage migratrice située dans un couloir actif de migration qui traverse la France, le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a décidé, après concertation avec l’ensemble des opérateurs des filières concernées et de la Fédération nationale des chasseurs, de relever le niveau de risque de "modéré" à 0"élevé" dans les départements situés dans les deux principaux couloirs migratoires traversant le territoire. L’arrêté ministériel ci-joint, publié au Journal Officiel de ce jour, entre en vigueur aujourd’hui même.

L’ensemble du département Côte d’Or est donc en "risque élevé".

L’élévation du niveau de risque induit l’application dans les départements listés, de mesures fixées à la fois par l’arrêté du 16 mars 2016 et par celui du 8 février 2016 relatif à la biosécurité en élevage de volailles.

Les mesures suivantes s’appliquent donc dès aujourd’hui dans l’ensemble des communes de la Côte d’Or :

  • claustration des volailles ou protection de celles-ci par un filet avec réduction des parcours extérieurs ;
  • interdiction des rassemblements d’oiseaux et de volailles et de la participation des oiseaux et volailles à des rassemblements organisés hors du département ;
  • interdiction de transport et de lâcher de gibiers à plumes ;
  • interdiction de l’utilisation d’appelants ;
  • surveillance clinique quotidienne dans les élevages commerciaux et non commerciaux d’oiseaux et de volailles ;
  • interdiction des compétitions de pigeons voyageurs au départ ou à l’arrivée de la France ;
  • vaccination obligatoire dans les zoos pour les oiseaux ne pouvant être confinés ou protégés sous filet.

Ces mesures de prévention ont pour but de protéger les volailles domestiques d’une potentielle contamination qui aurait des conséquences désastreuses pour les échanges et exportations d’animaux vivants et de viandes de volailles. Elles engendreront des contraintes fortes principalement dans les filières en plein air. Des aménagements des cahiers des charges notamment pour les productions sous signe de qualité officiel seront temporairement nécessaires.

L’arrêté du 16 mars 2016 prévoit la possibilité de dérogations, au cas par cas, telles que la non-claustration des oiseaux pour les détenteurs commerciaux pour des raisons de bien-être animal, de technique d’élevage liées à des contraintes liées à un cahier des charges répondant à un signe de qualité officiel. En complément de la biosécurité des élevages, la claustration demeure néanmoins la disposition la plus sécuritaire vis-à-vis du contact avec les oiseaux sauvages.

Les mesures décrites ci-dessus sont susceptibles d’évoluer avec la situation sanitaire. Vous trouverez des informations complémentaires régulièrement mises à jour sur les sites internet :