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Quel bilan pour la campagne 2014-2015 de lutte contre la tuberculose bovine ?

 

Le bilan de la campagne de prophylaxie 2014-2015 de la tuberculose bovine dans le département de la Côte-d’Or s’établit à 12 foyers déclarés de la maladie, ce qui confirme le résultat encourageant de la campagne précédente (10 foyers déclarés).

Ce bilan traduit une évolution favorable dans la maîtrise de la maladie puisque après le pic atteint en 2010 (45 foyers) et la diminution enregistrée les 3 années suivantes (une vingtaine de foyers chaque année), les bilans de 2014 et 2015 autour de 10 foyers marquent vraisemblablement l’atteinte d’un nouveau palier prometteur dans l’évolution épidémiologique de la maladie.

Toutefois, ce résultat est quelque peu terni par des contaminations récurrentes (2 à 3 infections sur les 10 dernières années) constatées dans 5 élevages. Cette situation signifie que la maladie tend à se focaliser dans certaines zones du département considérées désormais à risque.

Par ailleurs, le risque de contamination croisée entre les bovins et certaines espèces sensibles de la faune sauvage – sangliers, cerfs et blaireaux - justifient depuis les 5 dernières années la mise en œuvre d’un programme de surveillance de la tuberculose dans la faune sauvage (plan SYLVATUB). C’est cette surveillance pluriannuelle qui a permis d’identifier trois espèces de la faune sauvage : les cerfs, les sangliers et les blaireaux, comme particulièrement sensibles à l’infection.

 

Dans ce contexte, il est essentiel d’estimer régulièrement le niveau de prévalence de l’infection de ces espèces et de réguler en conséquence leur population et leur densité dans les zones infectées (secteur du bocage du pays de l’Auxois en particulier) afin de maîtriser le risque de diffusion de la maladie au sein de la faune sauvage et vers les espèces domestiques.

Dans le département de la Côte-d’Or, la surveillance de la faune sauvage a permis d’estimer le niveau de prévalence de la maladie en zone infectée qui tend vers 0 % chez les cerfs (aucun animal infecté parmi les 96 analysés lors de la saison de chasse 2014-2015), de l’ordre 2,2 % chez les sangliers (3 animaux infectés parmi les 138 analysés) et de 6,2 % chez les blaireaux (31 blaireaux infectés en 2014 parmi les 500 analysés).

A la lumière de ces résultats, la stratégie de lutte contre la tuberculose bovine dans la faune sauvage a été déclinée en trois actions principales : la réduction des densités de grand gibier avec pour corollaire l’interdiction de l’agrainage en zone infectée (159 communes), la collecte des viscères des animaux prélevés à la chasse et la mise en place d’une zone de régulation et d’une zone de surveillance sanitaire des blaireaux.